Mercredi, Lisandre était malade. Malheureusement, Steph et moi devions absolument aller à l'université. N'ayant pas de grands parents tout près pouvant venir prendre la relève, nous avons décidé d'emmener la petite avec nous et de lui improviser un lit de camp dans le bureau de Steph afin qu'elle puisse se reposer tranquille.
Dans la voiture, je lui ai dit qu'elle était chanceuse parce qu'il y aurait certainement plusieurs secrétaires qui seraient heureuses de voir arriver une belle petite fille au travail avec papa Stéphane. Ne sachant pas ce que le mot « secrétaire » veut dire, elle a réfléchi un moment, avant de nous lancer :
« Papa, maman... Une secrétaire (prononcé « secret-terre »), est-ce que c'est une madame qui dit des secrets et qui garde les secrets des autres? »
C'est fou comme les enfants sont vifs d'esprit...
Elle a répété sa réflexion à Louise, la super gentille secrétaire du département, qui lui a répondu qu'effectivement, le mot tire ses origines de « secret »...
Des choses à dire...
« La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent »
Albert Camus
lundi 26 novembre 2007
lundi 12 novembre 2007
L'impossibilité d'être mère et femme en même temps, ou l'éloge du pantalon
Il y a des jours où je me dis que je ne pourrais pas me sentir moins incompétente, moins non-attirante, moins nullement sexy… Vous savez, ces jours où l’on aurait envie d’entrer sous un tapis pour être certain(e) de ne pas être vu(e)? Voici un abrégé de la journée d’enfer que je viens de passer :
Les matins où je vais au travail, plutôt que d’enfiler mon costume d’étudiante—composé d’un jeans usé, d’un chandail trop grand et de souliers plats—j’enfile mon costume de « femme sérieuse », composé celui-ci de vêtements propres, dignes de l'adulte que je suis supposée être. Attendue pour une réunion ce matin, j’ai opté pour une jupe en haut des genoux et pour mes souliers à talons habituels.
Combien d’entre vous avez déjà reconduit vos enfants à l’école et à la garderie en talons hauts et en jupe courte? Laissez-moi vous dire que cela relève de l’exploit!
8 h 15 am : comme trois matins sur cinq, Lisandre est en retard pour la maternelle, qui débute à 8 h 12 (non mais pourquoi 8 h 12 au fait? Pourquoi pas 8 h 10, ou 8 h 15?). C’est la course pour entrer dans l’école. Dans le vestiaire, en me penchant pour ramasser son sac-à-dos tombé par terre, j’entends « crac! » :
- « Ha Fu…! Ma jupe, calv…
- Qu’est-ce qu’il y a maman?
- La jupe de maman a fait « crac »… »
Lisandre ainsi que les deux autres petites filles qui sont en train d’enfiler leurs souliers juste à côté, éclatent de rire comme si je venais de leur raconter la blague du siècle.
- « Hahaha! (rire forcé de ma part) C’est drôle hein les filles?
- Ouiiiiii! Hihihi! »
La couture de derrière de ma jupe est effectivement en train de céder. En tâtant du bout des doigts, j’estime que les dommages n’excèdent pas un ou deux centimètres. Bon, je me dis que ce n’est pas si grave. Puis de toutes manières, je n’ai pas le temps de retourner à la maison pour me changer car je suis attendue pour 9 heures à la Faculté.
8 h 42 : nous arrivons à la garderie de Manu. En me penchant pour sortir bébé de son siège d’auto, le fameux « crac » se fait entendre à nouveau.
- « Voyons, maudite marde! Est-ce que je suis rendue tellement grosse que mes vêtements me pètent sur le dos?! » (j’ai effectivement gagné quelques livres à force de manger du chocolat—équitable tout de même—pour me donner de l’énergie en vue de demeurer éveillée lorsque je dois étudier tard le soir)
Steph me regarde sans dire un mot. Il sait qu’un fou rire lui coûterait très, mais vraiment très cher…
9 h 17 : en retard, j’arrive à ma réunion, les cheveux trempés de sueur à force de courir depuis mon réveil. J’ai désespérément besoin de café—de café fort, il va de soit. Je m’excuse, on me pardonne. Après tout, la prof que je rencontre a deux marmots à peine plus vieux que les miens. J’apprécie ce moment de solidarité féminine…
Je travaille comme une folle pour le reste de la matinée, je cours—encore—pour me rendre à mon cours de 12 h 30, puis de retour à mon bureau à 15 h 30, j’étudie jusqu’à 17 h. avant de partir chercher les enfants.
17 h 15 : en attachant Manu dans son siège d’auto au retour de la garderie, ma jupe maudite fend jusqu’aux fesses…
Il va sans dire que les jupes, c’est fini pour moi… Je m’en tiendrai dorénavant au pantalon! Avez-vous déjà vu un pantalon péter sur le dos de quelqu'un? Pas moi...
Dites-moi, lorsqu’une femme devient mère, doit-elle automatiquement cesser d’être femme? Maman et sexy ne vont pas de paire, n’est-ce pas? Pas toujours du moins.
Les matins où je vais au travail, plutôt que d’enfiler mon costume d’étudiante—composé d’un jeans usé, d’un chandail trop grand et de souliers plats—j’enfile mon costume de « femme sérieuse », composé celui-ci de vêtements propres, dignes de l'adulte que je suis supposée être. Attendue pour une réunion ce matin, j’ai opté pour une jupe en haut des genoux et pour mes souliers à talons habituels.
Combien d’entre vous avez déjà reconduit vos enfants à l’école et à la garderie en talons hauts et en jupe courte? Laissez-moi vous dire que cela relève de l’exploit!
8 h 15 am : comme trois matins sur cinq, Lisandre est en retard pour la maternelle, qui débute à 8 h 12 (non mais pourquoi 8 h 12 au fait? Pourquoi pas 8 h 10, ou 8 h 15?). C’est la course pour entrer dans l’école. Dans le vestiaire, en me penchant pour ramasser son sac-à-dos tombé par terre, j’entends « crac! » :
- « Ha Fu…! Ma jupe, calv…
- Qu’est-ce qu’il y a maman?
- La jupe de maman a fait « crac »… »
Lisandre ainsi que les deux autres petites filles qui sont en train d’enfiler leurs souliers juste à côté, éclatent de rire comme si je venais de leur raconter la blague du siècle.
- « Hahaha! (rire forcé de ma part) C’est drôle hein les filles?
- Ouiiiiii! Hihihi! »
La couture de derrière de ma jupe est effectivement en train de céder. En tâtant du bout des doigts, j’estime que les dommages n’excèdent pas un ou deux centimètres. Bon, je me dis que ce n’est pas si grave. Puis de toutes manières, je n’ai pas le temps de retourner à la maison pour me changer car je suis attendue pour 9 heures à la Faculté.
8 h 42 : nous arrivons à la garderie de Manu. En me penchant pour sortir bébé de son siège d’auto, le fameux « crac » se fait entendre à nouveau.
- « Voyons, maudite marde! Est-ce que je suis rendue tellement grosse que mes vêtements me pètent sur le dos?! » (j’ai effectivement gagné quelques livres à force de manger du chocolat—équitable tout de même—pour me donner de l’énergie en vue de demeurer éveillée lorsque je dois étudier tard le soir)
Steph me regarde sans dire un mot. Il sait qu’un fou rire lui coûterait très, mais vraiment très cher…
9 h 17 : en retard, j’arrive à ma réunion, les cheveux trempés de sueur à force de courir depuis mon réveil. J’ai désespérément besoin de café—de café fort, il va de soit. Je m’excuse, on me pardonne. Après tout, la prof que je rencontre a deux marmots à peine plus vieux que les miens. J’apprécie ce moment de solidarité féminine…
Je travaille comme une folle pour le reste de la matinée, je cours—encore—pour me rendre à mon cours de 12 h 30, puis de retour à mon bureau à 15 h 30, j’étudie jusqu’à 17 h. avant de partir chercher les enfants.
17 h 15 : en attachant Manu dans son siège d’auto au retour de la garderie, ma jupe maudite fend jusqu’aux fesses…
Il va sans dire que les jupes, c’est fini pour moi… Je m’en tiendrai dorénavant au pantalon! Avez-vous déjà vu un pantalon péter sur le dos de quelqu'un? Pas moi...
Dites-moi, lorsqu’une femme devient mère, doit-elle automatiquement cesser d’être femme? Maman et sexy ne vont pas de paire, n’est-ce pas? Pas toujours du moins.
dimanche 11 novembre 2007
Le petit Jésus selon Lisandre
Hier soir, alors que j’étais allongée auprès de Lisandre avant qu’elle s’endorme, elle se met à me parler de Jésus… Je suis toujours un peu mal-à-l’aise d’aborder le sujet de la religion avec elle parce que je ne sais jamais quoi lui dire.
C'est en me disant ceci qu'elle entamme la conversation :
- « C’est plate maman que Jésus soit mort… »
Ouf! Je sens déjà que je ne suis pas sortie du bois…
- « Ben oui, c’est vrai que c’est plate, que je lui réponds en souhaitant qu'elle s'en tiendra à ce commentaire.
- Pourquoi il est mort?
- Euh… je sais pas trop là… Tu pourrais en parler avec Grand-maman Denise, je suis certaine qu’elle doit le savoir! »
Elle semble réfléchir quelques secondes, puis elle poursuit :
- « Mamaaaaaan?
- Quoi?
- C’est quoi ça, une prière?
- Ben… euh… c’est euh… C’est quand on parle au petit Jésus.
- Ben là! On ne peut pas lui parler, parce qu’il est mort!
- C’est vrai que ça ne fait pas beaucoup de sens, mais il y a des gens qui croient que Jésus est tout le temps là, même quand on ne peut pas le voir. »
Ouch! Je sens que je vais m’embourber. Je me demande si elle perçoit que je n'ai vraiment aucune conviction. Je ne sais pas du tout où je m’en vais! Aidez-moi quelqu’un!...
La voilà qui ferme les yeux, je crois qu’elle va s’endormir. Ouf!... Sauvée…
Sauvée? Pas exactement…
- « Mamaaaaaan?
- Fais dodo maintenant Lili.
- Juste une dernière question.
- Quoi? (j’ai peur… je les connais ses «dernières questions»... qu’est-ce qu’elle va me sortir encore?)
- Pourquoi on peut parler au petit Jésus même si on ne peut pas le voir?
- (soupir…) Pour lui dire merci pour la belle journée qu’on a passée, pour lui demander de protéger ceux qu’on aime, et des choses comme ça.
- Est-ce que je peux lui parler, là maintenant?
- Si tu veux…
- Ok… « Bonne nuit petit Jésus! » Aide-moi maman!
- Bon. Dis lui merci parce que tu es en bonne santé.
- Merci parce que je suis en bonne santé.
- Dis lui merci de t’avoir donnée une belle petite sœur.
- Merci de m’avoir donnée une belle petite sœur tannante (rires).
- Et demandes-lui de protéger les gens que tu aimes.
- Protège maman, papa, Manuela, mes Grand-mamans, mes Grand-papas, mon oncle Rémi, ma tante Julie, Justin et Félix, … »
Et environ trois quart d’heure plus tard (j’exagère à peine…), elle termine enfin par :
- « Et protège aussi Grand-maman Marie-Anne (ça c'est la grand-maman de maman qui est montée au ciel), et mon chat qui est mort : Tinou. Bon. Je pense que je n'ai oublié personne. Bonne nuit petit Jésus! »
C'est en me disant ceci qu'elle entamme la conversation :
- « C’est plate maman que Jésus soit mort… »
Ouf! Je sens déjà que je ne suis pas sortie du bois…
- « Ben oui, c’est vrai que c’est plate, que je lui réponds en souhaitant qu'elle s'en tiendra à ce commentaire.
- Pourquoi il est mort?
- Euh… je sais pas trop là… Tu pourrais en parler avec Grand-maman Denise, je suis certaine qu’elle doit le savoir! »
Elle semble réfléchir quelques secondes, puis elle poursuit :
- « Mamaaaaaan?
- Quoi?
- C’est quoi ça, une prière?
- Ben… euh… c’est euh… C’est quand on parle au petit Jésus.
- Ben là! On ne peut pas lui parler, parce qu’il est mort!
- C’est vrai que ça ne fait pas beaucoup de sens, mais il y a des gens qui croient que Jésus est tout le temps là, même quand on ne peut pas le voir. »
Ouch! Je sens que je vais m’embourber. Je me demande si elle perçoit que je n'ai vraiment aucune conviction. Je ne sais pas du tout où je m’en vais! Aidez-moi quelqu’un!...
La voilà qui ferme les yeux, je crois qu’elle va s’endormir. Ouf!... Sauvée…
Sauvée? Pas exactement…
- « Mamaaaaaan?
- Fais dodo maintenant Lili.
- Juste une dernière question.
- Quoi? (j’ai peur… je les connais ses «dernières questions»... qu’est-ce qu’elle va me sortir encore?)
- Pourquoi on peut parler au petit Jésus même si on ne peut pas le voir?
- (soupir…) Pour lui dire merci pour la belle journée qu’on a passée, pour lui demander de protéger ceux qu’on aime, et des choses comme ça.
- Est-ce que je peux lui parler, là maintenant?
- Si tu veux…
- Ok… « Bonne nuit petit Jésus! » Aide-moi maman!
- Bon. Dis lui merci parce que tu es en bonne santé.
- Merci parce que je suis en bonne santé.
- Dis lui merci de t’avoir donnée une belle petite sœur.
- Merci de m’avoir donnée une belle petite sœur tannante (rires).
- Et demandes-lui de protéger les gens que tu aimes.
- Protège maman, papa, Manuela, mes Grand-mamans, mes Grand-papas, mon oncle Rémi, ma tante Julie, Justin et Félix, … »
Et environ trois quart d’heure plus tard (j’exagère à peine…), elle termine enfin par :
- « Et protège aussi Grand-maman Marie-Anne (ça c'est la grand-maman de maman qui est montée au ciel), et mon chat qui est mort : Tinou. Bon. Je pense que je n'ai oublié personne. Bonne nuit petit Jésus! »
mardi 2 octobre 2007
Méga quoi?!
Je suis troublée. Ma toute petite Lisandre, qui utilisait jusqu’à la fin de l’été des expressions telles que « oh qu’il est mignon » et « comme c’est rigolo », s’exprime maintenant avec un vocabulaire de jeune ado (vous savez ces créatures que tout parent craint de voir apparaître dans son salon?).
Jeudi dernier, elle a commencé par me dire :
- « J’te dis qu’c’est full cool mon gars!
- Mon gars?! Who do you think you are talking to!? Tu parles à ta mère, ma fille… »
Puis ce soir, en rentrant de l’école, elle me sort :
- « Aie m’man, on a sauté à la corde dans la cour d’école pis c’tait méga-cool! »
Après m'être presqu'étouffée avec la bouchée de couscous que j'avais dans la bouche, je réponds:
- «Euh… méga-quoi?
- Méga-cool, j'te dis!
- Mmmm... Dans mon temps, chérie, on disait ‘super chouette’. ‘On a sauté à la corde et c’était super chouette.’ Tu ne trouves pas que cela a plus de classe que ‘c’est méga-cool’?
- Que cé? »
Non non, je blague, elle n’a pas ajouté « que cé? ». Elle a plutôt éclaté de rire en croyant que je la taquinais. Mais quand-même… Elle n’a que cinq ans. Ce n’est pas un peu tôt pour commencer à parler ado? Un peu plus et elle va se mettre à sacrer?
Comme ils sont adorables ces petits anges quand ils n'ont pas encore commencé à parler...
***
Changement d'à-propos, nous avons fait une merveilleuse randonnée pédestre samedi dernier dans le Parc de la Jacques-Cartier. Vous pouvez voir des photos à l'adresse suivante: http://good-times.webshots.com/album/560893216BPSNTw
Jeudi dernier, elle a commencé par me dire :
- « J’te dis qu’c’est full cool mon gars!
- Mon gars?! Who do you think you are talking to!? Tu parles à ta mère, ma fille… »
Puis ce soir, en rentrant de l’école, elle me sort :
- « Aie m’man, on a sauté à la corde dans la cour d’école pis c’tait méga-cool! »
Après m'être presqu'étouffée avec la bouchée de couscous que j'avais dans la bouche, je réponds:
- «Euh… méga-quoi?
- Méga-cool, j'te dis!
- Mmmm... Dans mon temps, chérie, on disait ‘super chouette’. ‘On a sauté à la corde et c’était super chouette.’ Tu ne trouves pas que cela a plus de classe que ‘c’est méga-cool’?
- Que cé? »
Non non, je blague, elle n’a pas ajouté « que cé? ». Elle a plutôt éclaté de rire en croyant que je la taquinais. Mais quand-même… Elle n’a que cinq ans. Ce n’est pas un peu tôt pour commencer à parler ado? Un peu plus et elle va se mettre à sacrer?
Comme ils sont adorables ces petits anges quand ils n'ont pas encore commencé à parler...
***
Changement d'à-propos, nous avons fait une merveilleuse randonnée pédestre samedi dernier dans le Parc de la Jacques-Cartier. Vous pouvez voir des photos à l'adresse suivante: http://good-times.webshots.com/album/560893216BPSNTw
lundi 20 août 2007
L'amitié...
Friends I will remember you
Think of you
Pray for you
And when another day is through
I’ll still be friends with you…
Moi qui avais réussie à me convaincre que l’entrée à la maternelle serait facile… je me retrouve avec une petite Lisandre complètement désemparée à l’idée de perdre ses amis de la garderie. En larmes, elle me dit qu’elle veut rester à la garderie pour toujours, parce qu’elle ne veut pas perdre Marianne, Chloé, Marika, Zoé, Mathilde, Victoria, Stella-Marianne, Alessia, Manu, Linux, Axel, etc. Même si je suis prête à faire des efforts pour conserver certaines amitiés, je sais très bien qu’elle ne reverra pas la plupart d’entre eux. Premièrement, les amis de la garderie de l’Université sont dispersés aux quatre coins de la ville. Ils fréquenteront donc des écoles différentes. Deuxièmement, le groupe d’amis de Lisandre ressemble à une mini délégation de l’ONU. En provenance du Mexique, du Rwanda, du Maroc, de Madagascar, de l’Italie, de l’Allemagne, plusieurs enfants retourneront dans leur pays éventuellement, une fois les études de papa-maman terminées.
J’essais de lui faire voir le tout avec un peu de philosophie :
- « Penses à tous les beaux moments que tu as vécus avec tes amis. Ces souvenirs resteront ancrés dans ta mémoire. Tu as plein de belles photos pour t’aider à te rappeler.
- Marianne! Whaaaaaaaa!
- Voyons Loulou…
- Victoria! Whaaaaaaa!
- Je sais, je sais… »
Je sais ce que Lisandre ressent…
Karin, Vanessa, Lorrie, Carmen, Michèle, Clara, Katie, Jeanin,… De toutes ces amies rencontrées à l’étranger (je considère l’Alberta comme faisant partie de l’étranger) qui ont fait partie de ma vie plus ou moins longtemps et qui auraient pu devenir des sœurs pour moi, seules Carmen et Michèle sont restées. C’est triste, mais lorsqu’on change de pays ou de province trois fois en moins de dix ans, c’est ce qui arrive. On se rencontre, on devient amis un peu comme des enfants, parce que l’autre est là, parce que l’autre est seul et que nous aussi on se sent seul, parce qu’on ne connaît personne d’autre et que l’autre semble être prêt à nous ouvrir son cœur. Plus on se connaît, plus on s’attache. On se découvre toutes sortes de points en commun, on mise là-dessus pour développer notre amitié.
Puis vient le moment de déménager, ou vient le moment où l’autre doit partir. On se promet de rester en contact : « écris-moi dès que tu arrives pour me raconter comment s’est passé le déménagement ». On s’envoie plusieurs courriels au cours des premières semaines, puis un peu moins au cours des mois qui suivent, puis plus du tout, sauf peut-être une carte à Noël, et encore là… On partage les mêmes bonnes intentions de garder contact, mais on réalise rapidement que la vie prend trop souvent le dessus et nous empêche de faire tout ce qu’on aimerait. C’est difficile de demeurer amis quand l’autre habite la France, le Portugal, les Etats-Unis, le Mexique, le Canada anglais ou le Cameroun.
Je crois tout de même que le seul point négatif lorsqu’on s’investie dans une nouvelle amitié, c’est de devoir envisager qu’elle se terminera peut-être un jour. Parfois elle reste pour toute la vie. Dans ce cas, c’est merveilleux. Lorsque cette amitié finit par s’éteindre, il nous reste alors à se remémorer les bons souvenirs, les cafés que nous prenions ensemble le vendredi après-midi en pratiquant mon espagnol, la friperie que nous avions organisée avec tellement de cœur, la centaine de crêpes que nous avions faite en une soirée pour le déjeuner du lendemain au bureau, et tout le reste.
J’ai une petite Lisandre à consoler. Parce qu’avant de pouvoir se dire qu’il lui reste au moins les bons souvenirs, il lui faut faire son deuil de Marianne, Chloé, Marika, Zoé, Mathilde, Victoria, Stella-Marianne, Alessia, Manu, Linux, Axel, etc. …
Je crois tout de même que le seul point négatif lorsqu’on s’investie dans une nouvelle amitié, c’est de devoir envisager qu’elle se terminera peut-être un jour. Parfois elle reste pour toute la vie. Dans ce cas, c’est merveilleux. Lorsque cette amitié finit par s’éteindre, il nous reste alors à se remémorer les bons souvenirs, les cafés que nous prenions ensemble le vendredi après-midi en pratiquant mon espagnol, la friperie que nous avions organisée avec tellement de cœur, la centaine de crêpes que nous avions faite en une soirée pour le déjeuner du lendemain au bureau, et tout le reste.
J’ai une petite Lisandre à consoler. Parce qu’avant de pouvoir se dire qu’il lui reste au moins les bons souvenirs, il lui faut faire son deuil de Marianne, Chloé, Marika, Zoé, Mathilde, Victoria, Stella-Marianne, Alessia, Manu, Linux, Axel, etc. …
lundi 30 juillet 2007
Le respect de la nature
Lors de notre visite au chalet de Luc-Pascal et Marcel, nous sommes allés faire une mini-randonnée avec Lisandre. Sur le chemin, Luc-Pascal, très écolo, ramassait les déchets qu’il trouvait en se faisant aider de Lisandre, qui disait à chaque fois qu’elle trouvait quelque chose de nouveau : « ils ne sont pas gentils les gens qui ont laissé ça là. » Depuis, lorsque nous nous promenons dans les sentiers pédestres de notre ville, Lisandre y ramasse les déchets qu’elle y trouve : bouteille d’eau, morceaux de carton, sacs de plastique, canettes, etc. À la maison, elle place le tout à la récupération. Voilà une très belle chose que notre ami Luc-Pascal lui a montrée : le respect de la nature.
lundi 2 juillet 2007
Saint-Alexis-des-monstres
Le 1er juillet, 2007
Nous venons de passer la fin de semaine à Saint-Alexis-des-monts, au chalet de nos amis Luc-Pascal et Marcel.
- « Nous allons à Saint-Alexis-des-monstres???, s’est exclamée Lisandre. »
- « Nous allons à Saint-Alexis-des-monstres???, s’est exclamée Lisandre. »
Ce qu'elle peut être spontanée et drôle cette petite!
***
Notre séjour a été très plaisant, nous avons fait une balade en canot Luc et moi avec Lisandre, qui s’est amusée à cueillir des nénuphars dans les marais où nous nous sommes aventurés. J’ai même eu la chance d’apercevoir Stephie Shock en maillot de bain sur le terrain du chalet qu’il loue, tout près de celui de Luc et Marcel (mais bon, Stephie Shock en maillot est à peu près aussi excitant que Stephen Harper en habit de Cow-boy, alors les filles, pas de quoi être jalouses…).
***
Notre séjour a été très plaisant, nous avons fait une balade en canot Luc et moi avec Lisandre, qui s’est amusée à cueillir des nénuphars dans les marais où nous nous sommes aventurés. J’ai même eu la chance d’apercevoir Stephie Shock en maillot de bain sur le terrain du chalet qu’il loue, tout près de celui de Luc et Marcel (mais bon, Stephie Shock en maillot est à peu près aussi excitant que Stephen Harper en habit de Cow-boy, alors les filles, pas de quoi être jalouses…).
Bref, nous avons passé une belle fin de semaine en merveilleuse compagnie.
Nous devions cependant partir tôt après le dîner aujourd’hui parce qu’on doit aller voir Manu Chao ce soir au parc Jean-Drapeau.
13 h 30 : nous sommes donc dans la voiture et nous envoyons la main à nos hôtes.
13 h 40 : on est pris dans la (calice de) parade de la fête du Canada, version village de Saint-Alexis-des-monts. Je sors de la voiture et je demande au charmant pompier à l’accent de fond de campagne s’il y a un autre chemin par lequel on peut passer. Ce dernier me répond que non. Wow! Comme l’itinéraire de cette parade a été bien pensé...
- « Combien de temps ça dure cette charmante parade monsieur le pompier?
- Entre une heure et une heure et demie.
- Une heure et une heure et demie!?
- C’est bien ça ma petite madame.
- Euh… Merci? »
Bon, tant qu’à rester jamés icitte, on va sortir les enfants de la voiture et regarder la parade…
Nous devions cependant partir tôt après le dîner aujourd’hui parce qu’on doit aller voir Manu Chao ce soir au parc Jean-Drapeau.
13 h 30 : nous sommes donc dans la voiture et nous envoyons la main à nos hôtes.
13 h 40 : on est pris dans la (calice de) parade de la fête du Canada, version village de Saint-Alexis-des-monts. Je sors de la voiture et je demande au charmant pompier à l’accent de fond de campagne s’il y a un autre chemin par lequel on peut passer. Ce dernier me répond que non. Wow! Comme l’itinéraire de cette parade a été bien pensé...
- « Combien de temps ça dure cette charmante parade monsieur le pompier?
- Entre une heure et une heure et demie.
- Une heure et une heure et demie!?
- C’est bien ça ma petite madame.
- Euh… Merci? »
Bon, tant qu’à rester jamés icitte, on va sortir les enfants de la voiture et regarder la parade…
Ouch et re-ouch!
Jamais rien vu de tel. Même Lisandre est découragée :
- « Maman, cette parade, elle n’est vraiment pas aussi belle que celle du Carnaval enh?
- Loin d’être aussi belle puce, tu as raison… »
Le défilé était composé d’une vingtaine de chars allégoriques improvisés : des brouettes, des voiturettes de golf décorées de peaux d’ours, des pick-up avec du monde pas trop joli assis dans la boîte et qui faisait des « babye », des automobiles arborant de la publicité pour le dépanneur Chez Ti-père et pour la cantine Au roi de la patate, des autobus scolaires et des espèces de vélomoteurs dont le plus vieux conducteur devait avoir à peu près 13 ans. Dans un des chars les plus élaborés, un trio infernal, constitué d’un violoneux et de deux chanteuses, nous cassait les oreilles avec du country. Les deux chanteuses, habillées de jupes à carreaux rouge et blanc et portant un bonnet blanc sur la tête, semblaient vraiment se prendre au sérieux, ce qui ajoutait au pathétique. C'est l'ambulance du village qui fermait la parade... En riant, Stéphane m’a lancé un « Aie Bibi, peux-tu mettre des photos sur ton blog? » Mais j’étais trop découragée pour aller chercher l’appareil…
Ouf! Toute une expérience, euh… culturelle?
***
Changement d’à-propos, c’est aujourd’hui notre septième anniversaire de mariage à Steph et moi. Merci Bi d’endurer l’espèce de folle que je suis depuis toutes ces années. Tu as définitivement fait preuve de BEAUCOUP de patience et d’amour avec moi. Merci aussi de m’avoir fait deux si belles petites filles. Merci d’être le meilleur époux, le meilleur papa au monde. Je t’aime... encore. ;)
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